Table des matières
Introduction
Chapitre 1
La fin du marketing vert
Trop, c’est comme pas assez
Retombons-nous dans les mêmes pièges ?
Un président « écoresponsable » et… nerveux !
Après l’intelligence émotionnelle, l’intelligence écologique
Plus vert, donc plus intelligent
Chapitre 2
De quelle couleur est votre consommation verte ?
Êtes-vous vert foncé, vert pâle ou brun ?
Ma mère, mon frère et Leonardo DiCaprio
La face cachée des engagés
Un couteau à double tranchant
Le rôle des conscientisés
Chapitre 3
Les 7 pièges de la consommation responsable
1. Le piège du compromis caché
2. Le piège de la non-pertinence
3. Le piège de l’absence de preuves
4. Le piège de l’imprécision
5. Le faux label
6. Le moindre des deux maux
7. Le mensonge
Le secret de la consommation responsable
Chapitre 4
Le secret de la consommation responsable
Imprimer sur du papier recyclé
Acheter de la vaisselle biodégradable
S’abonner à la facturation en ligne
Remplacer ses ampoules incandescentes par des fluocompactes
Favoriser l’achat local
La notion la plus importante de ce livre
Les produits verts n’existent pas
Chapitre 5
Comment découvrir ce que les fabricants vous cachent?
Le cycle de vie d’un produit
« Dessine-moi un poisson ! »
Comment Walmart est devenu écolo
Le virage vert de Walmart est réel
Après la comptabilité créative, voici la comptabilité écologique
Penser à l’extérieur de la boîte n’est pas suffisant : il faut changer de boîte !
L’ingrédient magique de la consommation responsable
Il ne suffit pas d’être vert pour être RONA ECO
Chapitre 6
Les étiquettes carbone ou pourquoi connaître les impacts cachés de ce que nous achetons va tout changer
L’ère de la transparence radicale
L’étiquette carbone dans un supermarché près de chez vous
Le pouvoir de changer le monde
Walmart sera-t-elle au XXIe siècle ce que Ford a été à la Révolution industrielle ?
Pratiquez le magasinage écoresponsable dès aujourd’hui
Le caillou dans le soulier de Walmart
Chapitre 7
Quelle est la proportion de corruption dans votre rouge à lèvres ?
Une journée dans la vie d’un Québécois
Corruption, travail d’enfant et ateliers de misère
Le mythe des conditions de travail en Chine
Des semaines de 60 heures, ce n’est pas assez
L’analyse sociale du cycle de vie
Chapitre 8
Le véritable prix des choses
Choisir un pot de peinture est plus compliqué que vous ne le croyez
L’illusion des prix
L’analyse des coûts du cycle de vie à la rescousse
Votre cellulaire coûte 12 000 $
L’art de comparer le prix des produits
Le pouvoir est entre vos mains
Chapitre 9
9 questions pour acheter moins idiot
1. Quel est mon besoin ?
2. Contribue-t-il aux 3RV ?
3. Est-il fait pour durer?
4. Est-il sain ?
5. Est-il équitable ou local ?
6. Est-il performant ?
7. Est-il abordable ?
8. Est-il multifonctionnel ?
9. Si tout le monde faisait comme moi, qu’arriverait-il ?
Le jeu des comparaisons
Priorisez vos recherches
Conclusion
Remerciements
Notes
Introduction
On m’a averti : «N’écris pas ce livre. À force de parler contre le mouvement vert, on va finir par décourager les gens.» Ou encore : «Tu risques de déculpabiliser et de confondre le monde. Ça devient trop compliqué.» Eh bien, je ne suis pas d’accord. Au contraire, je pense qu’il est temps d’arrêter de se faire prendre pour des idiots. Je crois même que c’est en restant implacable devant les raccourcis faciles, les idées reçues et le maquillage vert (greenwashing) que les gens finiront pas se décourager. Alors je plonge. Voici ce qu’on ne veut pas vous dire (…)
La fin du marketing vert
(…) L’environnement, utilisé comme arugument de vente, sert aussi de paravent pour des produits totalement inefficaces, mal conçus et non durables. Inversement, certains produits ne sont pas publicisés comme étant moins dommageable pour l’environnement, alors qu’il sont plus écologiques que les produits dits «verts»! C’est le cas du vinaigre, qui sert depuis des lustres à nettoyer les vitres. Le problème est si grave que le maquillage vert est en train d’étouffer l’enthousiasme et la bonne volonté des consommateurs. Il décourage aussi des entreprises sérieuses d’informer leurs clients quant aux efforts qu’elles font pour protéger l’environnement.
Pourquoi? Elles ont tellement peur de se faire accuser de participer au maquillage vert qu’elles préfèrent se taire! Bref, rien pour nous aider, nous les consommateurs, à faire les bons choix (…)
Plus vert, donc plus intelligent
Nous avons compris qu’«acheter, c’est voter». La première manche est gagnée, mais nous sommes loin d’avoir remporté la partie. Il est encore temps de faire des gestes concrets pour améliorer le sort de la planète, mais je crois que pour y arriver, nous devons nous reprogrammer. Plutôt que de devenir des consommateurs plus verts, devenons des consommateurs plus intelli- gents. C’est ce que je vous propose dans ce livre.
Mais tout d’abord, permettez-moi de vous parler un peu de ma mère, de mon frère et du savon à lessive (…)
Êtes-vous vert foncé, vert pâle ou brun ?
D’un point de vue écologiste, les consommateurs ont longtemps été divisés en deux groupes distincts. D’un côté, il y avait les écologistes en sanda- les, les hippies et les granos, pour qui « consommer vert » est un mode de vie. De l’autre, il y avait le reste de la population, soit des consommateurs aussi enthousiastes qu’insouciants.
Aujourd’hui, le portrait est beaucoup plus nuancé. Entre les consommateurs les plus radicaux et les autres, il y a toute une gamme de « verts ». Beaucoup plus de consommateurs, sans être des écologistes purs et durs, sont préoccu- pés par l’environnement et par les conditions de travail des employés qui ont fabriqué les produits qu’ils achètent. Et de plus en plus, cette nouvelle pré- occupation oriente leurs décisions d’achat. Pour y voir clair, voici les 6 types de consommateurs : le radical, l’engagé, l’écofashion, le conscientisé, l’indifférent, puis le consommateur exclu. Malgré leur côté un peu caricatural, vous vous reconnaîtrez sûrement dans l’un d’eux. (…)
Le secret de la consommation responsable
Avez-vous commis une ou plusieurs de ces erreurs ?
1. Imprimer sur du papier recyclé.
2. Acheter de la vaisselle biodégradable.
3. Vous abonner à la facturation en ligne.
4. Remplacer vos ampoules incandescentes par des fluocompactes.
5. Favoriser l’achat local.
Si vous avez commis une de ces erreurs, c’est que vous êtes probablement engagé dans une démarche de développement durable (si c’est dans le ca- dre de votre travail) ou, à tout le moins, vous êtes conscient de l’empreinte environnementale de vos gestes quotidiens à la maison.
Bon, je l’admets, j’y vais un peu fort en qualifiant ces gestes d’erreurs. Je ne les remets pas en question. Je tiens plutôt à vous montrer que, malheureu- sement, ils ont, dans certaines situations, pour effet d’augmenter l’impact négatif de votre empreinte globale sur l’environnement! Et ces exemples ne sont que la pointe de l’iceberg. (…)
L’ère de la transparence radicale
À l’heure actuelle, il est vraiment difficile de faire des choix éclairés. Nous prenons nos décisions en fonction des caractéristiques du produit plutôt que de sa performance. D’autant qu’il faut bien l’admettre : on a beau faire tous les efforts pour s’informer de manière responsable avant d’acheter un produit, l’information complète demeure bien cachée. En comparaison, retracer de l’argent sale dans des paradis fiscaux est un jeu d’enfant.
C’est seulement lorsque la performance environnementale et sociale du cycle de vie sera disponible et transparente que nous pourrons faire des choix vraiment éclairés. C’est ce que Daniel Goleman entend par «transparence radicale».
«La transparence écologique devient radicale quand son analyse comprend l’ensemble du cycle de vie du produit et l’éventail complet de ses conséquences à chaque étape », précise l’auteur. Il ajoute – et c’est à mon avis la condition sine qua non pour que la transparence radicale change réellement tout – que «l’information doit être présentée aux consommateurs de manière compréhensible». (…)

Merci pour ce bien beau et bon livre qui en dit tant que nous ignorons du moins que j’ignorais. J’aimerais savoir que penser des produits ménagers faits de produits naturels par la Co Melaleuca?
Merci
Max-Emilien Robichaud
514-648-7777
Merci beaucoup pour ce qui livre qui permet d’ouvrir les yeux sur notre façon de consommer et nos réflexes en matière de solutions environnementales. J’ai bien hâte de voir arriver au Québec des étiquettes qui nous permet de comparer des produits par rapport à leurs impacts environnementaux.
Très bon livre, bravo et merci pour l’avoir offert en PDF.
J’avais une petite interrogation par rapport au site goodguide que vous référez. Le concept semble très intéressant mais je me questionne sur leur cotation. Si je navigue sur leur site certain produits sont côtés sécuritaires pour la santé alors que si je regarde sur le site EWG skin deep il est côté avec un très haut risque pour la santé… connaissez-vous le site EWG ?
Que pensez-vous de cette grande écart ?
Merci
Bonjour Marie,
Nous ne connaissions pas le site EWG Skin Deep, merci de nous le faire découvrir.
Ce genre d’écart est très intéressant. Malheureusement, au premier coup d’oeil, je ne saurais l’expliquer, mais il démontre à quel point deux méthodologies peuvent arriver à des réponses opposées.
Si elle est souhaitable, la multiplication des sources d’information peut cependant ajouter davantage à la confusion!
Au plaisir,
Jean-Sébastien et Kathy